Les 5 droits fondamentaux de la CDE

1. Droit à l'identité

(Articles 7 et 8 de la CDE)

Lorsqu’un enfant naît, ses parents vont le déclarer, l’«enregistrer» à la mairie de son lieu de naissance pour que son identité figure dans le registre de l’état civil. Être enregistré à la naissance est le premier des droits civils parce qu’il atteste de l’existence et de l’identité d’un enfant. Sans enregistrement, l’enfant ne peut pas être protégé car il n’a pas d’existence officielle. Avoir une identité permet de lutter contre la traite, les enlèvements, les mariages précoces, l’exploitation sexuelle, l’enrôlement des enfants dans l’armée, le travail forcé... De plus, un extrait d’acte de naissance est souvent nécessaire pour s’inscrire à l’école et avoir accès aux services de santé.

2. Le droit à la santé

(Articles 3, 6, 24, 26 et 27 de la CDE)

Le droit à la santé est un droit dont tous les enfants devraient bénéficier. Pourtant, tous les ans, plus de 9 millions d’enfants meurent dans le monde avant leur 5e anniversaire. Les principales menaces à la survie des enfants sont la malnutrition, le manque d’accès à l’eau potable et à l’assainissement, l’absence de vaccination, la pneumonie, le paludisme, le VIH-sida, le manque de soins adaptés...

3. Droit à l’éducation

( Articles 28,29 de la CDE)

L’Education est une priorité car elle permet de mieux se protéger contre les maladies, d’abaisser les taux de mortalité infantile et maternelle, d’aider ses propres enfants à s’instruire, à progresser, de lutter contre la pauvreté et les injustices, de mettre fin aux cycles générationnels de pauvreté, d’augmenter la productivité du pays.

4. Droit à la protection

(Articles 19, 22, 32, 33, 34, 35, 39 et 40 de la CDE)

Par protection, on entend la prévention et la lutte contre toute forme de maltraitance, de violence et d’exploitation, y compris l’exploitation sexuelle à des fins commerciales, la traite et le travail des enfants, et les pratiques traditionnelles préjudiciables, les mariages d’enfants.

5. Droit à la participation

(Articles 12, 13, 14, 15 et 17 de la CDE)

Dans une société démocratique, tous les citoyens ont le droit de participer, y compris les enfants. Leur donner l’information adaptée à leur âge, les écouter, les associer aux prises de décisions, à la maison, à l’école, au village, dans leur quartier est de la responsabilité de tous les États ayant ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant qui place la participation comme l’un de ses quatre principes fondamentaux.